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Aperçu de l'état de santé de la population de la région 18

Ce rapport sur l'état de santé des Eeyouch dénote quelques éléments très positifs et certains éléments négatifs. Les données sur l'espérance de vie et les taux de mortalité infantile des Eeyouch sont près de ceux du Québec et bien meilleurs que ceux enregistrés dans plusieurs autres groupes autochtones. Bien que plusieurs grossesses soient compliquées par le diabète, les accouchements ont des résultats positifs de manière générale.  

Les taux d'infections transmises sexuellement chez les jeunes exigent une intervention, spécialement dans le contexte actuel où les taux augmentent chaque année et sont déjà de 7 à 11 fois plus élevés qu'ailleurs au Québec. Et l'augmentation continue des maladies chroniques, surtout parmi les groupes d'âge plus jeunes, devrait être considérée comme alarmante. La bonne nouvelle est que les maladies transmissibles sexuellement sont évitables et qu'il y a plusieurs manières de prévenir les maladies chroniques au moyen d'un mode de vie actif, d'une alimentation saine, de la réduction ou de la cessation du tabagisme et du contrôle de l'obésité.  

L'impression que donne la région est que les changements sont en place. Plus de gens deviennent actifs et ils adoptent une gamme d'activités de plus en plus vaste. Ceci s'inscrit dans ce que l'on appelle un « mode de vie sain ». Toutefois, le processus grâce auquel les communautés et les institutions régionales pourraient commencer à aborder les problématiques sociales est beaucoup plus complexe. Améliorer l'état de santé et les résultats sociaux exigera que l'on mette l'accent sur l'inclusion des jeunes et des jeunes adultes marginalisés dans les réussites de la Nation.

Ce document est une synthèse de l'état de santé de la population desservie par le Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James. Le texte fait occasionnellement référence à l'état de plusieurs facteurs déterminants pour la santé, bien que cela ne soit pas son objectif principal. Le Conseil Cri de la santé et des services sociaux fournit des services à tous les habitants des neuf communautés de la région sanitaire 18. Cette population est d'origine Eeyouch (Crie) à 95 %. Le 5 % restant de la population se compose principalement de travailleurs temporaires qui détiennent des adresses de résidence permanentes à l'extérieur de la région. La surveillance exercée par le service de santé de la région 18 met l'accent sur la compréhension des problématiques de la population Eeyou en matière de santé et l'offre d'un soutien pour la prise de décision et la mise en œuvre de mesures qui améliorent les résultats.

Population

Au milieu de l'année 2012, la population officielle des bénéficiaires Cris de la convention de la Baie James et du Nord québécois d'Eeyou Istchee était de 16 010 habitants, dont presque 60 % vivant au sein de l'une des cinq communautés côtières et un peu plus de 40 % dans les quatre communautés intérieures.  Jusqu'en 2012, le taux de croissance annuel moyen de la population bénéficiaire était de 2,15 % par année.  Un bébé né à Eeyou Istchee entre 2005 et 2009 a une espérance de vie de 74,6 ans, comparativement à 78,4 ans pour les garçons dans le reste du Québec; pour un bébé fille, l'espérance de vie est de 81,8 ans comparativement à 83,1 ans. En contraste avec les tendances générales, les hommes Eeyou continuent à être plus nombreux que les femmes Eeyou; celles-ci continuent à contracter le diabète et cela de plus en plus jeunes, bien que l'écart se soit légèrement rétréci.

Fertilité

De 1987-1991 à 2007-2011, le taux de fertilité total par femme dans la région est demeuré presque le double de celui du Québec.  Bien que le nombre de naissances des femmes d'Eeyou Istchee ait augmenté de manière constante depuis 1983, il est encore trop tôt pour confirmer si la baisse marquée depuis le record de 431 naissances en 2007 est une tendance.  En 2011 il y a eu 372 naissances; ce nombre est distribué parmi les communautés et varie de 106 à neuf.

Données sur les naissances

Les données sur les naissances par césarienne de 2006-2007 à 2010-2011 suggèrent que les taux de cette région sont légèrement plus élevés que ceux du Québec, pour la première fois (27,1 % vs. 23,1 %). Eeyou Istchee se compare avantageusement au Québec sur presque tous les indicateurs liés au retard de croissance fœtale et à la prématurité.  Contrairement au Québec, la région présente peu de cas de poids insuffisant à la naissance et plusieurs cas de poids élevé à la naissance – soit près de 10 %  – ces chiffres sont demeurés relativement constants depuis au moins 1987, proportionnellement au nombre de naissances et en dépit des changements alimentaires, du style de vie et des taux d'obésité. 

Mères adolescentes

Historiquement, la région a eu des proportions élevées de mères de 20 ans et moins. Bien que le taux ait baissé au cours des dernières années, près d'un bébé sur cinq (17,5 %) a une mère adolescente.  Entre 2007 et 2011, 70 naissances en moyenne étaient attribuables à des mères adolescentes; parmi celles-ci, 45 %, ou 31 naissances en moyenne, étaient attribuables à des mères de 17 ans ou moins.  Selon le sondage relatif à la santé de 2003, une mère adolescente ou jeune adulte sur quatre a déclaré avoir consommé de l'alcool pendant sa grossesse. Simultanément, les adolescents et jeunes adultes ont des taux élevés d'infections transmises sexuellement.

Jeunes enfants

D'après les données de 2005 et 2007, nous savons que des membres de la famille étendue sont impliqués dans l'éducation de la plupart des jeunes enfants, que ceux-ci vivent dans la même maison que l'enfant ou non.  Parmi les enfants de neuf ans et moins, 218 ont été identifiés comme ayant des besoins particuliers. Les enfants de moins de six ans grandissent dans des ménages de 6,2 personnes en moyenne, y compris trois enfants.  Environ 30 % des enfants de six ans et moins vivent dans des ménages comptant trois générations avec les parents et les grands parents présents dans la maison, contrairement à 5 % dans une situation similaire au Canada.  Bien qu'un enfant sur cinq soit élevé dans une famille monoparentale, ces enfants vivent habituellement dans des ménages à trois générations.

Logement

Les données du recensement de 2006 démontrent que les ménages sont constitués de familles multiples à un taux beaucoup plus élevé qu'au Québec (16,6 % vs. 0,8 %), que le nombre de personnes par pièce est également beaucoup plus élevé (0,7 vs. 0,4) et que même si le nombre de pièces par habitation est sensiblement le même (6,0 vs. 5,8), le nombre de pièces utilisées comme chambre à coucher est également plus élevé (3,4 vs. 2,5). La pénurie de logements génère des problématiques sociales et de santé complexes. 

Enjeux sociaux

Dans tous les sondages depuis les années 90, les Eeyouch soulignent la force de leur tissu social et le fait qu'ils s'identifient à leur communauté, tout en exprimant leurs craintes par rapport aux enjeux sociaux.  Dans un sondage réalisé en 2006-2007, 44 % des hommes et 50 % des femmes ont déclaré avoir subi des sévices dans leur vie, et 23 % des hommes et 35 % des femmes ont déclaré avoir subi des agressions sexuelles.  Également, un peu plus de 3 % de tous ceux qui s'identifient comme des joueurs répondent aux critères d'un joueur « compulsif »; près de 30 % des joueurs peuvent être classés comme étant des joueurs à risque modéré à élevé.  Les tentatives de suicide sont la cause principale des hospitalisations pour blessure chez les femmes et le taux d'hospitalisation pour tentative de suicide et idées suicidaires demeure près de dix fois plus élevé qu'ailleurs au Québec.  Les jeunes hommes et femmes sont fréquemment hospitalisés pour voie de fait et ces incidents sont beaucoup plus fréquents que dans le reste du Québec et la région du Nord du Québec.

Infections transmises sexuellement

Les jeunes et les jeunes adultes jusqu'à 29 ans continuent d'obtenir des taux très élevés d'infections transmises sexuellement (ITS), le taux le plus élevé étant dans le groupe d'âge de 15 à 24 ans. La hausse des cas d'ITS est liée à la baisse de l'âge auquel les jeunes deviennent actifs sexuellement et aux comportements à risque qu'ils démontrent, y compris les partenaires multiples et l'absence de préservatifs. Depuis l'an 2000, le nombre de cas de chlamydia et de gonorrhée a augmenté chaque année, et les taux de ces deux infections chez les Eeyou Istchee sont de 7 à 11 fois plus élevés que les taux du Québec.

Entre 2007 et 2011, les femmes recevaient un diagnostic d'ITS à 22,5 ans, et les hommes à 24,3 ans.  À partir des données de 2006, nous savons que 10,8 % des personnes ayant reçu un diagnostic d'ITS cette année-là avaient été diagnostiquées précédemment.

Hospitalisations

Sur une période de six ans comprise entre 2006-2007 et 2011-2012, il y a eu 18 802 hospitalisations chez les résidents d’Eeyou Istchee, soit 3 134 en moyenne par année. Au cours de cette période, presque 6 500 personnes ont été hospitalisées au moins une fois, ce qui représente 35 % de la population.  En excluant les hospitalisations pour des grossesses et accouchements normaux, ainsi que celles liées à des facteurs impliquant des personnes déjà dans le système (par ex. : l'attente pour des lits de soins prolongés, etc.), il y a eu en moyenne 2  150 hospitalisations par an.  Les taux d'hospitalisations sont plus élevés à Eeyou Istchee pour pratiquement tous les états de santé.  En ordre décroissant, les causes principales étaient des maladies du système respiratoire (majoritairement chez les bébés et les personnes âgées), les maladies du système digestif et les blessures, qui sont souvent infligées volontairement.

Blessures

Certaines régions ont connu une augmentation marquée des hospitalisations pour blessure au cours des dernières années.  En comparant la période de trois ans comprise entre 2006-2007 et 2008-2009, et la période de trois ans comprise entre 2009-2010 et 2011-2012, les hospitalisations pour blessure étaient relativement stables dans la région 10 et dans l'ensemble du Québec et ont baissé de façon notable au Nunavik.  Toutefois, il y a eu une augmentation de 42 % dans la région 18.  Ce changement est dû aux éléments suivants : une augmentation des « chutes » dans lesquelles, contrairement au Québec, 90 % des patients d'Eeyou Istchee avaient moins de 65 ans; une augmentation (presque le double) pour les « blessures intentionnelles auto-infligées », surtout par « auto-intoxication avec des comprimés »; une augmentation des « voies de fait » et spécialement « voies de faits graves »; ainsi qu'une augmentation des « complications liées aux soins médicaux et chirurgicaux », particulièrement les plaies chirurgicales infectées.

Cancers et mortalité

Bien que le taux de cancer soit en augmentation à Eeyou Istchee depuis les 20 dernières années, les gens de la région ont toujours moins de cancers que la population générale du Québec.   Toutefois, seuls les hommes Eeyou ont une incidence de cancer sensiblement plus basse.  Entre 2007 et 2011, les gens d'Eeyouch sont décédés du cancer (21,2 % de tous les décès), de maladies circulatoires (17,9 %), de causes externes surtout attribuables à des blessures (16,1 %). Ceci est légèrement en contraste avec le reste du Québec, où les trois causes principales de décès sont le cancer (33,3 %), les maladies circulatoires (26,4 %) et les maladies respiratoires (9,0 %). Les taux de mortalité des enfants de moins d'un an à Eeyou Istchee ont passé de 50 naissances vivantes sur 1 000 en 1976, à 9 naissances vivantes sur 1 000 au cours de la période de 2000-2009, ce qui équivaut à trois décès par an.  Bien que ceci représente une amélioration, le taux de la région demeure le double du taux au Québec.  Une partie de ce taux comprend une maladie génétique incurable.

Suicide

En contraste avec les taux élevés d'hospitalisation, le taux de suicides réussis à Eeyou Istchee est similaire et même légèrement inférieur à la moyenne au Québec et à l'exception de « l'agrégat » de suicides féminins de 2004 et 2005, et implique surtout les jeunes hommes.

Prévalence du diabète

En 1983, 2,4 % des gens d'Eeyouch souffraient du diabète; en 2011, ce pourcentage a augmenté à 22,1 %, ou 2 096 personnes. En 2009, le taux était déjà 3,3 fois plus élevé que le taux au Québec. Les données sur l'âge et le sexe des Eeyou, ajustées dans le but de les rendre comparables à celles du Québec, démontrent que le taux de prévalence du diabète des Eeyou en 2011 est de 27,8 % comparativement à la prévalence de 8,3 % en 2008-2009 dans le reste du Québec.  Plus d'un adulte Eeyou sur cinq souffre de diabète.

En 2011, la proportion de gens souffrant de diabète dans chaque communauté Eeyouch de 20 ans et plus variait entre 12,9 % dans la communauté ayant le taux le plus bas, à 28,9 % dans la communauté ayant le taux le plus élevé. Les communautés côtières continuent d'avoir un taux plus bas de diabète, comparativement aux communautés intérieures (18,7 % vs. 27,0 %, respectivement). 

Prédiabète

Le prédiabète est un état qui se définit par des taux de glucose qui se situent entre des taux « normaux » et des taux qui répondent aux critères du diabète de type 2. Jusqu'à la fin de 2011, nous disposions de données sur 810 cas de prédiabète et parmi ceux-ci, 200 avaient été diagnostiqués depuis moins de cinq ans.  Il est vraisemblable que ces données sous-estiment le taux véritable de prédiabète dans cette région, car le système de gestion des patients duquel nous avons obtenu ces chiffres n'est pas utilisé pour gérer tous les patients Eeyou souffrant de prédiabète.  Au terme de 2011, parmi le groupe de 810 personnes identifiées comme étant en état de prédiabète, 310 (37,8 %) avaient développé le diabète. La majorité (73 %) ont reçu un diagnostic de diabète de type 2 dans les cinq ans suivant un état de prédiabète.

Diabète gestationnel

Bien que nos données ne soient pas complètes, des 422 femmes ayant un historique de diabète gestationnel lors de grossesses précédentes, un tiers a développé le diabète par la suite et parmi celles-ci, la moitié ont développé le diabète dans les cinq ans suivant leur diagnostic initial de diabète gestationnel.  Les bébés nés de femmes souffrant de diabète pendant leur grossesse (diabète gestationnel, ou diabète de type 2) courent un risque beaucoup plus important de devenir obèses pendant leur enfance et de développer le diabète en bas âge.  C'est ainsi que le risque de diabète est passé d'une génération à l'autre.

Le diabète gestationnel est un facteur de risque important pour le développement du diabète de type 2.  Le diabète continue à affecter 50 % plus de femmes que d'hommes, ce qui est la tendance inverse de celle du reste du Québec où 10 % plus d'hommes que de femmes sont diagnostiqués.  Renverser cette tendance exigera des interventions pour aider les femmes ayant un historique de diabète gestationnel afin de prévenir ou retarder l'apparition du diabète de type 2.

Incidence de diabète

Depuis 1983, le nombre de Cris diagnostiqués comme un nouveau cas de diabète a doublé chaque année.  Au cours de la décennie suivant 1981, 30 nouveaux cas sont apparus chaque année en moyenne. Ce nombre a augmenté quatre fois et depuis 2001-2010, 120 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.   

Les Eeyouch reçoivent un diagnostic de diabète plus jeunes que dans le reste du Québec, ce qui les expose à un plus grand risque de développer des complications liées au diabète au cours de leur vie. En 2011, l'âge moyen lors d'un diagnostic de diabète était de 39,8 ans, comparativement à 48 ans en 1989. Au cours de la période 2007-2011, presque la moitié des patients Eeyou vivant avec le diabète (49,2 %) avaient été diagnostiqués avant l'âge de 40 ans. Ceci signifie qu'en 2011, presque une personne sur quatre (24,1 %) vivant avec le diabète avait moins de 40 ans.  En 2011, l'âge moyen des Eeyouch vivant avec le diabète était de 51,4 ans.

Au terme de 2011, plus d'un quart de tous les patients (26,3 %) ont reçu un diagnostic de diabète au cours des cinq dernières années et 56,1 % ont reçu un diagnostic au cours des dix dernières années.  Le laps de temps moyen au cours duquel les patients avaient vécu avec le diabète était de 9,7 ans, comparativement aux 8,9 ans signalés en 2009.

Complications liées au diabète

Avec le temps, le diabète peut mener à des complications dans diverses parties du corps. Toutefois, tous ceux qui développent le diabète ne subiront pas de complications.  Le test de microalbuminerie détermine le niveau de protéines dans l'urine et peut mesurer le niveau de dommage aux reins causé par le diabète.  Selon les données de 2010 ou de 2011, 87 Eeyouch vivaient avec le diabète depuis plus de 20 ans et pratiquement sept sur dix (68,9 %) montraient des résultats de mircoalbuminerie normaux. Toutefois, parmi les Eeyouch de moins de 30 ans atteints de diabète, seuls 29 % avaient des résultats de microalbuminerie normaux. 

Des complications se développent avec le temps, dû à des niveaux de glucose sanguin instables. Ceux-ci peuvent être mesurés grâce au test d'hémoglobine glyquée, qui identifie la concentration moyenne de glucose dans le plasma au cours des trois mois précédents. Un taux élevé de glucose est associé au développement de complications liées au diabète.  Dans la région, nous constatons que les résultats moyens de ces tests ont augmenté entre 2006 et 2010-2011, ce qui signifie que plus de gens atteints de diabète ont un contrôle limité sur la stabilité de leur niveau de glucose sanguin. Le plus troublant est que les personnes de moins de 30 ans ayant le diabète étaient celles qui étaient le plus susceptibles d'avoir un contrôle déficient.  
En 2011, la moitié des gens atteints de diabète souffraient également de troubles rénaux.  Mais ceci était encore plus frappant parmi les Eeyouch de moins de 30 ans atteints de diabète, dont 71 % démontraient déjà des signes de troubles rénaux ou néphropathie; de ce nombre, 6,5 % avaient atteint un niveau d'affection rénale avancée et leur urine contenait des taux élevés de protéines (protéinurie néphrotique). 

Renverser la tendance

Les cas de maladies du cœur augmentent également chez les Eeyouch, que ceux-ci soient atteints de diabète ou non. Cette augmentation n'est pas étonnante, puisque les choix de style de vie qui contribuent à augmenter le risque de diabète augmentent également le risque de maladie cardiaque et de cancer : une alimentation pauvre, le manque d'activité physique, le tabagisme et l'obésité.  Les statistiques liées au diabète démontrent l'importance de mobiliser les communautés afin de stopper ou de ralentir l'épidémie de diabète, ce qui pourrait aussi avoir un impact sur l'épidémie de maladie cardiaque et contribuerait à ralentir la prévalence du cancer colorectal chez les hommes et possiblement du cancer rénal chez les femmes.  Toutefois, l'alimentation pauvre et le style de vie sédentaire des jeunes peuvent constituer une bombe à retardement.  De manière générale, la façon dont le système de soins de santé arrivera à gérer le nombre croissant de personnes atteintes de maladies chroniques n'est pas claire; ces tendances relatives aux maladies chroniques ne changeront probablement pas, à moins que les problématiques sociales sous-jacentes soient abordées.

Source : Le service de santé publique 2013

Préparé par Jill Elaine Torrie, Pierre Lejeune, Marcellin Gangbè, Alan Penn, David Dannenbaum, Elizabeth Robinson et Kianoush Dehghani.

Les sources des données énoncées dans cette synthèse proviennent du Système de contrôle du Conseil Cri de la santé et des services sociaux et sont fondées sur des bases de données administratives du Conseil Cri de la santé et des services sociaux, ainsi que du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS), du registre des bénéficiaires Cris tenu par la MSSS, de rapports de recensement et de certains rapports de recherche. La majeure partie de ces informations est déjà disponible dans les nombreuses publications accessibles sur www.creehealth.org.